lundi 4 avril 2011

Un Rêve


Une jeune adolescente de seize ans s’appelait Taniya. Elle vivait dans une ville assez populaire et peuplée, mais elle était là parmi tant d’autres… Mais on la distinguait parfaitement des autres, car son physique était peu attirant, voir « hideux » selon ses camarades de classe. Une peau pâle, des cheveux épais d’un noir corbeau lui arrondissaient le visage plus qu’il ne l’était déjà… et oui, elle était obèse. Comme toujours, et pour tout le monde dans ce cas-là, les personnes obèses sont complexées et surtout dévisagées. Orpheline depuis qu’elle avait deux ans, elle était dans une famille d’accueil tout à fait exemplaire. Gentille, attendrissante, leur fils, Edward, avait le même âge qu’elle, il n’est pas du tout comme les autres, il l’acceptait telle qu’elle était. Contrairement aux autres, le physique pour lui ne comptait pas vraiment, tout était dans le caractère et le cœur. Ce qui pouvait en surprendre plus d’un, était qu’ils ne se quittaient jamais, même si ils n’avaient pas le même sang. Lorsque Taniya est en quelque sorte embêtée par certaines personnes, Edward lui venait tout de suite en aide.
Aujourd’hui, comme tous les jours, Edward et Taniya allèrent au lycée ensemble. Ils étaient dans les couloirs qui sentaient la peinture fraîche qui venait du réfectoire en reconstruction. Un petit groupe de filles habillées de manière provocante et dénudée, regardaient Taniya d’un mauvais œil.
« _ Alors la dinde ? On se dandine avec son garde du corps ? Demanda la plus grande d’entre elles grâce à ses talons.
_ Vous feriez mieux de vous taire les babouines. Lança Edward qui avait l’habitude de contre-attaquer ce genre de propos.
_ Laisse-les, elles en valent pas la peine ces planches à pain. Disait Taniya »
Edward en rigolait, et ils partirent pour aller en cours. Evidemment, ils étaient dans la même classe, mais ils étaient loin l’un de l’autre. Alors qu’Edward était près de la fenêtre au fond de la classe, Taniya était près de la porte devant le tableau. Le cours de Philosophie commença et après quelques minutes, un papier circula pour arriver jusqu’à Taniya sans que le professeur de le remarque. Edward le remarqua mais ne pouvait rien faire de là où il se trouvait. Elle ouvrit le petit papier et lu : « Casse-toi salope ! T’as rien à foutre ici GROSSE VACHE ! » Elle chiffonna le papier et le mis dans sa trousse en attendant la fin de l’heure. Mais sa seule pensée pour le moment était la suivante : « Il ne faut pas qu’Edward trouve le papier. Je ne veux pas l’inquiéter plus qu’il ne l’est déjà avec tout ça... »
Mais ce genre de choses arrivait souvent et elle ne se laisse jamais impressionner. La fin de la journée était enfin arrivée, le calvaire était terminé ! Ils sortaient tous du lycée sauf eux deux, ils étaient dans la salle de musique où se trouvait un piano. Edward s’installa près du piano mais juste pour pouvoir observer Taniya en jouer. Elle commença à jouer du piano dont cette mélodie était une chanson moderne et elle se mit à chanter. Il était envoûté par cette voix mélodieuse qui remplissait tout le lycée. Il était si fier de sa demi-sœur, elle était si incroyable, mais c’était dans ces cas-là qu’il voyait la réalité en face. Il savait que tous ces regards rivés sur elle étaient douloureux à supporter. Il se sentait impuissant dans ce genre de situation, c’est pourquoi, il faisait en sorte de la protéger. Alors qu’il était plongé dans ses pensées, elle avait fini et elle le fixa un instant. Il ne s’en rendait pas compte, son regard était tellement vide et triste… Elle se leva et posa sa main sur l’épaule de son demi-frère.
« _ Tu t’inquiètes pour rien. » Murmurait-elle
Il retrouva alors ses esprits, il se tourna vers Taniya et il lui demanda :
« _ Tu as dit quelque chose ?
_ Juste qu’il est l’heure d’y aller. »
Ils se levèrent, prirent leurs sacs et sortirent du lycée. Comme toujours, ils rentrèrent à pieds et sur le chemin, toutes les lumières étaient allumés car la nuit était déjà tombée. Une odeur de sucre se baladait dans les rues où se trouvait toutes les boutiques de la ville.
« _ De la barbe à papa … lançait Taniya en extase.
_ Tu en veux ? Demandait-il »
Elle aurait voulu, mais son poids actuel ne lui permettait pas et elle le savait.
« _ Non merci. Rentrons à la maison... »
Edward aussi le savait, mais il n’aimait pas qu’elle ne se fasse pas plaisir ne serait-ce qu’un peu. Une fois rentrés, Taniya se mit à préparer à manger car ses parents travaillaient. Edward, lui était à l’étage, dans sa chambre et faisait ses devoirs. Le téléphone sonna en bas et Taniya décrocha car Edward n’avait pas accès au téléphone.
« _ Allô ? »
Mais il n’y avait aucun bruit à l’autre bout du fil, même pas le ‘Bip bip bip’ qu’il y a lorsque quelqu’un à raccroché.
« _ Allô ? Dit-elle en commençant à insister. »
Mais toujours rien, elle raccrocha alors, elle savait bien que ce n’était pas un faux numéro. Elle continuait donc de couper les légumes pour le dîner. Puis trois minutes plus tard, le téléphone sonna encore. Edward qui était devant son bureau, entendit la sonnerie du téléphone. Taniya fixait le téléphone et finit par décrocher.
« _ Allô ? »
Mais toujours personne au bout du fil, elle raccrochait et continuait à couper les légumes, et le téléphone se remit à sonner encore une fois. Edward descendit les escaliers rapidement et lorsqu’il arriva dans la cuisine, il vit Taniya le téléphone à la main.
« _ Allô ?! Arrêtez d’appeler ! Lançait-elle
_ C’est qui ? Demandait Edward »

Elle lui tendit le téléphone et il allait prononcer quelque chose, mais il ne dit rien pour attendre que la personne à l’autre bout du fil réagisse. Puis il y avait un ‘bip bip’ comme lorsque quelqu’un avait raccroché. Edward posa le téléphone et débrancha la prise téléphonique.
« _ On sera tranquille là au moins. Disait-il avec le sourire »
Mais Taniya ne put retenir ses larmes. Elle en avait marre que les gens la poursuive jusque chez elle, il mit sa main sur sa tête pour la réconforter à sa manière, elle sentait une main très grande et chaude sur ses cheveux.
« _ Sèche-moi ses larmes. »
Elle essuyait ses larmes avec ses manches.
« _ Va te rafraichir les idées, je vais commander à manger. Ce soir ce sera Italien ! »
Elle monte dans la salle de bain et ouvrit l’eau pour prendre un bain. Elle s’installa dans l’eau chaude et moussante et elle ferma les yeux et finit par se détendre après une aussi dure journée, même si ça devenait le quotidien. Ne pouvait-elle donc pas être vue normalement sans que les gens lui fassent remarquer qu’elle était différente ? Elle voulait simplement que les gens lui fichent la paix ! Mais c’était trop demander ! Tout le monde l’observaient et discutaient derrière son dos juste parce qu’elle est plus poilue que les autres, parce qu’elle prenait facilement du poids… C’était ce qui la rendait malheureuse. Car même après beaucoup d’efforts pour perdre ses kilos en trop, elle avait été hospitalisée pendant deux ans dans un hôpital accueillant les jeunes dans son cas. Mais elle avait seulement perdu un kilo pour deux ans d’efforts. C’était pour ne pas prendre du poids qu’elle pratiquait du sport en dehors du lycée, elle faisait du tir à l’arc, du karaté, du judo, de la boxe, ainsi que de la natation.
Aujourd’hui était le jour où elle n’avait pas de sport donc, elle allait dans la salle de musique pour pratiquer. Même avec tout ce sport, elle ne perdait rien… Pas même un seul gramme, la vie, le destin s’acharnait contre elle. C’était injuste. C’était ça sa conclusion. Elle sortait de la douche, se mit une serviette sur le corps et se fixa dans le miroir, elle avait une cicatrice dans le haut du dos, qui devait faire deux à trois bon centimètres. Cela lui avait été fait lorsqu’elle avait été trouvée par l’agence d’adoption, elle avait été trouvée à deux ans dans une forêt de l’est du pays. Sa maison et sa famille avait péri dans un incendie, cette cicatrice avait été là, on ne sait pas comment, elle avait réussi à se planter une lame de couteau de cuisine, dans le dos. Jamais Taniya ne voulait en parler et de toute façon elle n’en avait aucun souvenirs. Elle s’habillait et allait manger avec Edward dans le salon.

Les jours passaient et étaient tous pareils jusqu’à arriver au jour où c’était la fin de l’année scolaire. Une représentation avait lieu et comme convenu Taniya pouvait y participer comme invitée surprise. La représentation se passait dans le gymnase énorme du lycée, et une foule plus que gigantesque était présente, elle stressait à cette idée de passer devant tout ce monde. Edward la réconfortait et la détendait comme il pouvait.
« _ Bonne chance.
_ Merci »

 Une fois le dernier groupe passé, le principal prit le micro et fit une petite annonce.
« _ Bonsoir à tous. Voilà, nous avons décidés de faire venir une invitée surprise qui va nous jouer un morceau au piano. Veuillez l’acclamer comme il se doit ! »
Taniya monta sur scène et prit le micro sous les acclamations des professeurs… c’était les seuls en effet.
« _ Je sais que cela peut être surprenant, mais j’aimerais que vous m’écoutiez ce soir. Malgré les apparences—  »
Elle fut interrompue par une fille qui lui lança de la nourriture du buffet. Taniya tachée, elle continuait tout de même son discours.
« _ Je tiens à vous montrer qu’on a tous une qualité, quelle qu’elle soit. Merci à ceux qui m’ont soutenue très longtemps. »
Sale, elle était recouverte de tomates, de sauce aux champignons qui accompagnait la viande. Des carottes râpées étaient aussi dans ses cheveux… Elle avait un peu de tout. Elle prit donc place devant le piano, elle inspira, remua les doigts et le silence régnait dans la salle. Les filles avaient arrêté car elle trouvait que c’était énervant qu’elle ne réagisse pas à ça. Toute personne normale aurait été énervée qu’on lui lance ça à la figure. Elle se mit alors à jouer une mélodie magnifique, merveilleuse, magique, splendide ! Tout le monde étaient bouche bée. Personne n’en revenait, une personne d’un physique « miteux », faisait quelque chose de si beau… c’était si doux. Quand elle eut terminé, personne n’applaudit, ce qui lui fit peur sur le coup, mais un garçon siffla et applaudissait, les autres suivaient, les filles battues à plates couture, abandonnaient et applaudissaient elles aussi. Tout le monde l’applaudissait, la reconnaissait comme quelqu’un ayant un talent.
Le bonheur faisait maintenant prenait place, comme quoi l’habit de faisait pas le moine et le malheur fini toujours par laisser place au Bonheur.

11 commentaires:

  1. ton histoire projete beaucoups d'emotions et surtout la réaliter j'aime beaucoups malgrés certaine faute d'orthographe.

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  2. Caroline Sananikone15 avril 2011 à 10:19

    Voila un récit haut en couleurs et très réaliste qui met en scène la vie de tout les jours. On voit ici l'un des mal êtres du quotidien subit par de nombreuses personnes. Ce texte à peut être pour but d'énoncer ici aussi une critique de la société. Il reste cependant des étourderies, des fautes d'orthographes,et cela est bien dommage puisque la fin joue un rôle majeur..on s'attend(ou pas) à une phrase qui conclut l'histoire. Malgré cette erreur, la nouvelle reste intéressante.

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  3. ton histoire projete beaucoups d'emotions et surtout la réaliter j'aime beaucoups malgrés certaine faute d'orthographe. il y a une intrigue tout a fait remarquable qui se projet de cette nouvelle, beaucoup d'imagination peut envahir le lecteur sur la facon d'on va finir cette histoire. On peut en deduire de cette nouvelle que les personnes peuvent être maladroit et inconscient du mal qui peuvent faire a la personne concerné. Ton histoire est assez intéressante car elle projet la réalité et qu'il y a beaucoup de personne qui en sont victime.

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  4. bekkouche sonia20 avril 2011 à 12:30

    J'ai vraiment aimer cette histoire car él montre la réaction et l'imaturité des ados d'aujourd'hui !! Cette histoire semble trés réel il y a tout de méme beaucoup d'actions ce qui nous insite a finir l'histoire trés émouvantes a la fin et les dernier message que ressoi la fille a la fin nous laisse perplexe !

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  5. Dsl ce com si dessus et pour l'histoire la "fête"!!

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  6. Hupé Marie-Laure21 avril 2011 à 13:01

    Malgré des erreurs de syntaxe, de répétitions et de temps de conjugaison mélangés en une seule phrase -« Elle sortait de la douche, se mit une serviette sur le corps » au lieu de « elle sortit de la douche, se mit une serviette... »-on apprécie ce texte réaliste qui traite de l'un des plus grands maux de notre siècle.
    Les mots sont crus, violents, percutants et mettent à mal notre société basée sur les apparences et non sur les qualités profondes qui font le charme et la richesse de chaque individu.
    On reste admiratif devant la force de caractère de l'héroïne, sa ténacité à vouloir se faire reconnaître comme une personne capable d'apporter du rêve, non pas par son aspect physique mais par le biais des sentiments qu'elle exprime au travers de la musique.

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  7. Une histoire qui reflète bien la société actuelle, les personnes différentes des autres sont automatiquement excluent, et sont persécutées.
    Il y a beaucoup d'erreur syntaxique, des répétitions etc..
    J'ai aussi trouvé que la chute de l'histoire n'était pas très originale, elle ressemble beaucoup à celle de Susan Boyle ( voir: http://www.youtube.com/watch?v=tyrxTgt4OwA )

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  8. Cette histoire honore certaine situation délicate que vivent pas mal de gens, et prouve bien que dans certaine situation, chacun peut au final s'en sortir!
    L'un d es reproche est que la chute est vraiment brutal, malgré qu'elle sois heureuse. Sinon cette histoire est très bien rythmé et les scènes très bien décrite.

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  9. Nouvelle vraiment formidable! La fin était prévisible, donc nous sommes obligés de profiter des moments de joie entre eux, qui sont finalement des moments d'émotion lorsqu’on sait la fin. Cette histoire nous fait réaliser la vie des personnes malades et nous fait changer notre avis sur eux.

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  10. ton histoire est réaliste elle met en scène la vie de tous les jours. On voit l'un des mal êtres du quotidien subis par de nombreuses personnes. Il ya quelque erreur mais malgré ça ta nouvelle reste intéressante.

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  11. Rémy Stoclet: Il y a effectivement des prolèmes de syntaxe mais l'histoire reste quand même très intérressante, le sujet choisi est très originalet dénoncé un phénomène de société le valorise encore plus.
    ( pour ceux qui liraient mon commentaire je connais l'auteur dans la vie courante) Ce qui est amusant c'est que tu as repris des élèments de ta vie c'est assez drôle.

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